Encouragé par les médecins, le congé pathologique prénatal protège les mères actives prises dans le tourbillon de leur vie professionnelle

Encouragé par les médecins, le congé pathologique prénatal protège les mères actives prises dans le tourbillon de leur vie professionnelle

80% des femmes obtiendraient un arrêt maladie avant le congé maternité, alors que seules 20% des grossesses sont pathologiques. Un phénomène encouragé par les médecins pour nous protéger d’un système social inadapté à nos réels besoins ! Alors cessons de culpabiliser !

Cécile 39 ans, enceinte de huit mois de son premier enfant : « J’occupe un poste à responsabilités dans un hôpital, explique-t-elle. Je pensais pouvoir travailler vraiment jusqu’à la fin. Finalement, arrivé le sixième mois de grossesse, j’ai eu des contractions, le médecin m’a mise en arrêt maladie. Bien sûr, j’avais tellement peur de perdre le bébé, j’ai suivi son conseil. Mon congé s’est poursuivi jusqu’au congé officiel de maternité. J’ai énormément culpabilisé vis-à-vis de mon employeur, mais, il en allait de la survie de mon bébé ! »

« Les femmes culpabilisent pour un rien, explique Bernard Maria, Chef de Service de la maternité de Villeneuve St Georges dans le Val de Marne.  Elles ont des contractions avant l’heure ? C’est de leur faute ! Un décollement de placenta ? C’est de leur faute également ! Les futures mamans n’ont pas à se sentir coupables d’un phénomène naturel qui les dépasse ! Seules 20%  des grossesses sont pathologiques, mais en France, au moins 80% des femmes sont arrêtés en congé maladie pendant leur grossesse ! » Ce chiffre provient d’une étude assez ancienne, mais, qui selon Bernard Maria s’applique toujours à la réalité d’aujourd’hui. Une étude de la Drees datant de 2006, selon laquelle 88% des mères françaises prennent davantage que les 16 semaines légales, va dans ce sens également.

Un système social mal adapté ? « A 7 mois de grossesse, reprend Bernard Maria, l’utérus atteint son volume maximum, les femmes se sentent souvent lourdes et très fatiguées. La nature dicterait qu’on les arrête toutes de travailler à ce stade-là. Mais le système social en a décidé autrement ! Généralement, les médecins contournent ce défaut grâce aux congés pathologiques. Pour ma part, j’en use et j’en abuse, notamment lorsque les femmes ont deux heures de transport par jour pour se rendre à leur travail ou que les employeurs leur demandent l’impossible. »

(article actualisé)

Et vous ? Avez-vous pris un congé pathologique avant votre congé maternité ? Comment l’avez-vous vécu ?

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