Chercher un travail à l'étranger
Comme la recherche d'emploi ne comporte pas assez de difficultés, Carole a décidé de corser l'affaire en prospectant à l'étranger.
« Au lieu de chercher un travail dans ma ville comme les trois quarts des jeunes de ma promo, je me suis dis, un beau jour de juillet : "tiens et pourquoi je ne partirais pas à la recherche d'un job en Espagne ?".
C'est vrai ça, et pourquoi pas?
Partir chercher du travail en Espagne, c'est bien mais partir sans en parler la langue, c'est mieux. Vu que l'on n'est jamais mieux servi que par Google, je me suis mise à traduire mon CV grâce à son service de traduction quelque peu aléatoire. Étant française, je pensais que ces petites erreurs sur mon CV feraient mon charme et montreraient le courage dont j'étais en train de faire preuve en allant m'installer dans un pays dont je ne pipais mot.
J'ai ainsi distribué pas moins d'une cinquantaine de CV dans tout Barcelone où il était mentionné que j'avais été « vendeuse de glaçons ». C'est ce que m'a gentiment fait remarquer une employeuse qui m'avait sans doute fait passer l'entretien poussée par la curiosité de savoir à quoi ressemblait une vendeuse de glaçons. C'est rouge de honte que je songeais aux CV vaguement traduits et non corrigés qui circulaient dans la ville tout en lui expliquant que j'avais travaillé en fait dans un glacier. Ce qui est tout de même un peu plus glorieux. J'ai dû perdre de mon originalité. Ce qui fait que je n'ai jamais été rappelée par cette personne.
Contre toute attente et après avoir répandu une deuxième vague de CV cette fois-ci approuvés par un espagnol, j'ai été rappelée un certain nombre de fois pour passer des entretiens. Ne comprenant toujours pas les trois quarts d'une phrase en espagnol, je laissais mon interlocuteur me donner l'adresse en le faisant répéter 5 fois et raccrochais sans avoir compris où je devais me rendre le lendemain à 8h.
J'ai ainsi raté la plupart de mes entretiens car la rue n'existait pas. Parfois c'était le nom de l'entreprise que je ne comprenais pas et je me rendais alors à l'aveuglette à l'entretien sans savoir ni pour qui ni pour quel poste j'allais postuler. Ayant laissé des candidatures dans tout ce qui s'apparentait à un commerce ou un fast food, je rebroussais parfois chemin une fois arrivée devant la porte, déçue d'apercevoir que c'était la sandwicherie crado qui me rappelait suite à une candidature déposée un jour de désespoir.
Les agences d'intérim locales me laissaient peu de chance malgré le nombre d'annonces accumulées sur la vitrine. Je suppose qu'elles doivent avoir pour consigne d'accepter avec un grand sourire le CV de toutes les françaises sans expérience, puis de le froisser en boule pour le fourrer dans la corbeille à papier.
Malgré tout, je n'ai jamais passé autant d'entretiens dans ma vie qu'à Barcelone. Il faut croire que mes petites erreurs ont effectivement participé à me faire sortir du lot... »
Première parution de cette chronique : février 2010





24/08/2010 01:21
Bonjour,
Je vous invite à consulter le site emploi www.ex-works.fr qui est dedié exclusivement aux métiers de l'export et de l'international. Nos membres sont des profils multilingues attentifs aux opportunités orientées "international" en France et à l'etranger. bonne chasse!
15/07/2010 16:58
Pour trouver un job à l'étranger, il y a aussi le dernier né en la matière : www.jobtrotter.com Nous attendons vos avis d'internautes !
01/03/2010 18:58
@Clothilde j'ai cherché un appart avant de partie. J'ai sous loué pendant 1 mois et puis j'ai du trouver une colocation. Je suis partie avec 1000 euros en poche avec mon copain de l'époque, il fallait donc que l'on trouve du travail rapidement. Et on l'a trouvé !
15/02/2010 09:42
l'initiative est bonne mais question pratique viviez vous déja en espagne, à l'hotel, ébergée, ou installée dans un appartement et seule et avec quel revenu ?
07/02/2010 19:10
Oui j'en ai trouvé un et même plusieurs. Cela fera l'occasion d'une nouvelle chronique ^^
Carole
04/02/2010 11:43
est ce que vous avez trouvez le job?