Parité : et si l’Etat montrait l’exemple ?
Féminiser les conseils d’administrations des entreprises, c’est bien. Mais pourquoi pas ceux des grands corps de l’Etat ? Grandes Ecoles au Féminin milite dans ce sens.
Alors que la loi qui instaure un quota de femmes dans les instances des entreprises privées et publiques a été votée à l’Assemblée nationale en janvier dernier, des voix s’élèvent pour que cette loi concerne aussi les grands corps de l’Etat. Par exemple : l’Inspection des finances, la Cour des comptes, le Contrôle général économique et financier, ainsi que les grands corps techniques comme ceux des Mines, de l’Insee, des Ponts... Mieux encore. La loi pourrait aussi toucher les organismes qui dépendent de ces corps comme les Groupements d’Intérêt Economique (GIE), les Groupements d’Intérêts Scientifiques (GIS), les associations, les établissements publics économiques (Chambres de commerce et d’Industrie…), etc.
Une exigence de mixité pour l'Etat
C’est ce que suggère Grandes Ecoles au Féminin (GEF) qui regroupe 32 000 diplômées et anciennes de grandes écoles. Pour sa présidente Clarisse REILLE, « il serait paradoxal que l’Etat exonère les organisations et les institutions, qui dépendent du soutien public, de l’exigence de mixité. La mixité est un enjeu essentiel pour la société française en termes de justice, d’égalité, d’efficacité et de compétitivité. L’Etat doit se montrer exemplaire. »
La parité d'abord dans les nominations dites au tour extérieur
GEF propose que, « dans un premier temps, le gouvernement mette en oeuvre la parité dans les nominations qui sont directement de sa responsabilité : les nominations dites « au tour extérieur ». La députée UMP Marie-Jo Zimmermann, à l’initiative de la proposition de loi sur la parité économique, a accueilli la proposition de GEF avec beaucoup d’attention.
Les sénateurs seront-ils sensibles à cette proposition ? Réponse au printemps prochain.
- Création : 2002
- 32 000 femmes diplômées de 9 grandes écoles : l’ECP, ENA, ENPC, ESCPEAP, ESSEC, HEC, INSEAD, Mines et Polytechnique
- Son ambition : promouvoir les femmes dans le monde professionnel
- GEF organise tous les mois des petits-déjeuners réservés à ses adhérents avec les patrons des grandes entreprises françaises.





03/03/2010 11:04
J'adhère complètement à l'idée, d'autant qu'il sera plus facile de vérifier si la loi est appliquée dans le secteur public ou para public que dans le secteur privé.
Malheureusement je ne crois pas que la sanction financière aura une véritable influence sur l'application de la loi, on le voit dans le cadre de l'obligation de recruter des travailleurs handicapés. Beaucoup de sociétés préfèrent régler la taxe que choisir des compétences parmi les travailleurs handicapés.
C'est un début c'est vrai et il fallait une loi sinon rien ne bouge (c'est comme cela en France). Il faut continuer à être vigilantes pour qu'un jour la parité soit enfin une réalité pour les femmes.