Elisabeth Badinter contre la mère au foyer écolo


ParCorinne Dillenseger, publié le16 février 2010

Dans son dernier livre Le conflit - La femme et la mère - la philosophe dénonce le modèle de la mère idéale bio incitée à ne pas travailler pour le bien de son enfant.

elisabeth.jpg

Depuis sa sortie vendredi dernier, le livre d’Elisabeth Badinter a suscité de vifs débats dans la presse, et au sein de nombreux mouvements féministes et politiques. Et pour cause… La philosophe et historienne explique dans son essai Le conflit - La femme et la mère (éd. Flammarion), que nous vivons « une véritable guerre idéologique souterraine, dont on ne mesure pas encore pleinement les conséquences pour les femmes ». Cette « guerre idéologique » a pour nom le naturalisme qui selon Elisabeth Badinter, exacerbe le sens du sacrifice des mères, met en danger leur liberté, et incite leur retour ou leur maintien à la maison pour le bien de l’enfant.

La mère idéale est celle qui allaite

Elisabeth Badinter cite notamment l’allaitement maternel. Selon elle, la mère est « sommée d’allaiter son enfant » sous peine de ne pas être une mère idéale. « Depuis 20 ans, une directive de l’OMS et de l’Unicef, instituée à la suite de pressions d’associations pro-allaitement d’origine américaine comme la Leche League, demande aux pays de pratiquer un allaitement de 6 mois exclusif de préférence à la demande » explique-t-elle au micro de France Inter le jeudi 11 février. Attention, prévient-elle par ailleurs dans son livre, « je ne dis pas que ne pas allaiter est une victoire des femmes » . Ce qui compte, « à mes yeux, c'est la liberté de choix » .

Les couches jetables, une régression !

Autre exemple, le cas des couches jetables taxées car non recyclabes, une idée proposée en 2009 par Nathalie Kosciusko-Morizet, alors secrétaire d'Etat à l'Ecologie. « On fait passer la nature avant les libertés féminines, accuse Elisabeth Badinter lors de son intervention sur France Inter. L’obsession de la défense de la nature est si grande aujourd’hui que l’on est prêt à une régression radicale de la vie féminine. Ces couches jetables ont pourtant été un des aspects de la libération de nos mères. »
La réaction de NKM ne s’est pas fait attendre. Sur son blog, la numéro deux de l’UMP regrette que des sujets comme « l''évolution du rapport entre les genres, la séparation précoce des garçons et des filles en milieu scolaire, le plafond de verre qui bloque les carrières féminines ou encore les débats actuels autour du voile », soient absents de « ce livre féministe ».

La nature avant la liberté des femmes ?

Pour Elisabeth Badinter, ce « diktat de l’écologie (…) fait passer la nature avant la liberté des femmes » (AFP). Et d’accuser, toujours sur France Inter, Cécile Duflot, tête de liste Europe Ecologie en Ile-de-France. « La bonne mère écologique de rêve pour Madame Duflot, c’est une femme qui allaite, qui lave elle-même ses couches et qui fait du brocolis bio à ses enfants ». Réaction de l’intéressée, citée par l’AFP : la philosophe a « tout faux (…) et ne se pose pas les bonnes questions ».

Toujours plus coupable

Autre effet du discours écologiste ambiant : il accentue le sentiment de culpabilité des mères. Ce que confirme Sabine Salmon, présidente de Femmes solidaires, interrogée par l’AFP. « Il y a bien "une culpabilisation des femmes" par l'écologie "car toute la gestion du quotidien repose sur leurs épaules": tri sélectif, purée maison plutôt que petits pots, etc. » Par ailleurs, Sabine Salmon constate « cette idéologie "du retour de la femme au foyer, à un ordre moral, quand nous intervenons dans les collèges et les lycées. C'est un clignotant très inquiétant et cela s'est accentué depuis deux ans. »

elisabeth_livre.jpgLe conflit - La femme et la mère
Elisabeth Badinter
Ed. Flammarion, 2009
270 pages, 18,00 euros

 
 

Les commentaires
Anonyme
21/05/2010 10:49

Pour madame Badinter la libération de la femme semble avoir été créée dans les années 60 et être la panache des femmes de cette époque.
Je suis née bien après et même si je suis consciente du chemin parcouru par nos mères et grand-mères, il ne me semble pas si bon que ça. Les femmes ont fait de grandes avancées, mais combien ont elles perdues? Les couches lavables d'aujourd'hui n'ont rien à voir avec celles de nos grands-mères et la machine à laver est aussi là pour faciliter nos vies. Mais pourquoi devrions nous sacrifier les premières années si merveilleuses passées auprès de nos têtes blondes (noires,brunes, rousses,etc)? Au nom d'un progrès machiste demandant à la femme d'être toujours plus performante et toujours plus disponible pour leur travail. Moi je ne pense pas que l'épanouissement de la femme ne se joue que dans son travail et je trouve ça naturel (quel gros mot n'est-ce pas?)que les femmes reprennent le contrôle de leur vie en disant oui au retour à la maison pour s'occuper des enfants, oui au retour aux vrais valeurs écologiques. Les femmes qui font ces choix ont bien souvent beaucoup de mal à le faire admettre à leur entourage et même parfois à leur propre mari ou concubin. Car la règle d'or aujourd'hui et d'être productif toujours plus, sans se soucier de l'intérêt de l'être humain. Oui au droit de vote, à la pillule, le stérilet, l'avortement, le pantalon, à l'égalité des salaires et des droits et devoirs, mais non à la manipulation que la société fait subir aux femmes. J'ai connues bien plus de femmes culpabilisant de laisser leurs enfants durant une journée (transport compris) de bien souvent 10 heures d'absence, que de femmes ayant choisi de rester à la maison pour leurs enfants.
Une dernière chose, les femmes au foyer sont bien souvent des femmes très actives permettant au foyer de tourner et à leurs maris d'économiser afin de travailler moins tout en gardant un cadre de vie agréable et pérenne. Les enfants sont bien souvent mieux entendus, plus attentifs et moins angoissés, car maman est là disponible et elle a le temps. J'ai vécu mon enfance avec mère libérée qui aujourd'hui regrette le temps passer dans son entreprise et le temps perdu avec ses enfants. Ce temps précieux que personne ne lui rendra. à méditer.
Que des femmes fassent des choix de vies en adéquation avec leurs valeurs et leurs croyances personnelles c'est pour moi LA libération de la femme et pas le fait de travailler et de se comporter comme des hommes que nous ne sommes pas et heureusement car le monde serait alors dans un piètre état.

Anonyme
21/05/2010 10:49

Pour madame Badinter la libération de la femme semble avoir été créée dans les années 60 et être la panache des femmes de cette époque.
Je suis née bien après et même si je suis consciente du chemin parcouru par nos mères et grand-mères, il ne me semble pas si bon que ça. Les femmes ont fait de grandes avancées, mais combien ont elles perdues? Les couches lavables d'aujourd'hui n'ont rien à voir avec celles de nos grands-mères et la machine à laver est aussi là pour faciliter nos vies. Mais pourquoi devrions nous sacrifier les premières années si merveilleuses passées auprès de nos têtes blondes (noires,brunes, rousses,etc)? Au nom d'un progrès machiste demandant à la femme d'être toujours plus performante et toujours plus disponible pour leur travail. Moi je ne pense pas que l'épanouissement de la femme ne se joue que dans son travail et je trouve ça naturel (quel gros mot n'est-ce pas?)que les femmes reprennent le contrôle de leur vie en disant oui au retour à la maison pour s'occuper des enfants, oui au retour aux vrais valeurs écologiques. Les femmes qui font ces choix ont bien souvent beaucoup de mal à le faire admettre à leur entourage et même parfois à leur propre mari ou concubin. Car la règle d'or aujourd'hui et d'être productif toujours plus, sans se soucier de l'intérêt de l'être humain. Oui au droit de vote, à la pillule, le stérilet, l'avortement, le pantalon, à l'égalité des salaires et des droits et devoirs, mais non à la manipulation que la société fait subir aux femmes. J'ai connues bien plus de femmes culpabilisant de laisser leurs enfants durant une journée (transport compris) de bien souvent 10 heures d'absence, que de femmes ayant choisi de rester à la maison pour leurs enfants.
Une dernière chose, les femmes au foyer sont bien souvent des femmes très actives permettant au foyer de tourner et à leurs maris d'économiser afin de travailler moins tout en gardant un cadre de vie agréable et pérenne. Les enfants sont bien souvent mieux entendus, plus attentifs et moins angoissés, car maman est là disponible et elle a le temps. J'ai vécu mon enfance avec mère libérée qui aujourd'hui regrette le temps passer dans son entreprise et le temps perdu avec ses enfants. Ce temps précieux que personne ne lui rendra. à méditer.
Que des femmes fassent des choix de vies en adéquation avec leurs valeurs et leurs croyances personnelles c'est pour moi LA libération de la femme et pas le fait de travailler et de se comporter comme des hommes que nous ne sommes pas et heureusement car le monde serait alors dans un piètre état.

Anonyme
20/05/2010 22:13

bonjour,
J'ai arrêté de travailler depuis ma première grossesse. J'ai commencé à travailler à l'âge de 16 ans et j'ai toujours état une femme très active et désireuse d'une activité. Lorsque j'ai eut ma première fille j'ai pris mieux conscience de ce que nous faisons tous subir à la planète et désireuse de laisser une Terre belle et en bonne santé à mes enfants, j'ai adopté une vie écologiste.
Il y a 8 mois, après la naissance de ma deuxième filles j'ai voulu recommencé une activité.
Couches lavables et mode de vie bio-écolos n'ont pas été mis de côté.
J'ai arrêté mon activité il y a deux mois pour revenir à la maison. Ce n'est pas parce que tout ça était difficile mais parce que ma vie de famille ne ressemblait plus qu'à une pâle copie de ce que j'avais connue enfant. J'ai fait le CHOIX pour ma famille mais surtout pour moi de rester chez moi.
Ca c'est la vrai libération de la femme!!! Pouvoir choisir d'être à la maison ou au travail. Arrêtons de culpabiliser les unes ou les autres. La liberté c'est de choisir, et l'homme qui accepte cela est un fier défenseur de cette liberté féministe.
Je vis mal le regard de femme soi-disant féministe qui loin de servir nos intérêts nous enferme dans un rôle auxquelles nous n'aspirons pas toutes.
Moi je vis une vrai libération intellectuelle et un appaisement depuis que mon activité c'est arrêté. JE ne vis pas ça comme un sacrifice et mon mari non plus.

Anonyme
03/03/2010 15:40

Pour ne plus jeter inutilement les couches de nos industriels, préparer des purées maison au lieu de gaver les enfants de cochonneries, cultiver de bons légumes sains et autres plaisirs de ce genre aux vertus évidentes, une solution à laquelle vous n'avez peut-être pas encore songé : mettez vos mecs au boulot ! Une meilleure répartition des tâches faciliteraient la vie de tous non ? Pour les femmes, moins de culpabilisation, pour les enfants, plus de temps avec les parents et pour les hommes, plus de place au sein du foyer. Alors passez à l'action mesdames, et plus de débats vains !

Anonyme
03/03/2010 15:06

Etre de bonnes mères, faire des purées maison et bio pour toute la famille, faire le ménage avec des produits non polluants, mener une carrière professionnelle, faire du sport, donner du temps à son mari...c'est ce que la société nous impose aujourd'hui. Alors, à nous d'élever nos fils à être des futurs maris et papas responsables de façon à ce que les femmes du futur aient enfin les moyens de choisir, d'être libres et de ne plus porter cette culpabilité.
J'apprécie E. Badinter et ai dévoré son livre mais une question me taraude: pourquoi les féministes ont-elle inculqué à leurs filles cette idée de liberté et d'indépendance alors qu'elles n'ont pas éduqué leurs fils à en assumer les conséquences? Aujourd'hui les "nouveaux papas" cherchent désespérément leur place entre le modèle du patriarche et celui du papa-gâteau. J'appartiens à cette génération de trentenaires perdue entre deux modèles, cette situation profite au courant naturaliste, sans aucun doute et c'est bien dommage car la solution est devant nous et non derrière.

Anonyme
28/02/2010 20:43

Quitte à en choquer plus d'une...je ne suis pas vraiment d'accord. Ayant lu le livre d'Elisabeth Badinter, et en tant que femme, je ne peux qu'entendre son appel à réaction contre un certain conformisme d'idées; En revanche, son discours anti-naturalisme me semble bien caricatural et ...décalé. Il n'est plus possible aujourd'hui de continuer à jeter des couches polluantes par milliers; c'est une histoire de conscience et non de culpabilité! Comment se fait-il d'ailleurs qu'il n'y ait pas eu une seule personne à concevoir des couches bio dégradables (au delà du coton, peu efficace et des couches lavables vrai retour en arrière)? Le problème n'est pas dans la couche d'ailleurs, mais dans qui doit la laver! Pour moi, le naturalisme rime avec avenir, retour à MA nature de femme dans l'authenticité de mon être mais pas comme le prétend Mme Badinter un retour en arrière d'avant le féminisme! Le retour au naturel entraine un retour au respect de soi et de l'autre dans sa diversité. Si j'ai envie d'allaiter, j'allaite car je suis à l'aise dans mon corps pour le faire, si je ne le suis pas, je n'allaite pas et l'enfant s'en trouve tout aussi bien.
Le livre d'E. Badinter a le bénéfice de nous faire réfléchir sur les risques de l'instinct grégaire en rapport à une idée, mais il ne faudrait pas y tomber en stigmatisant le naturalisme!

Anonyme
24/02/2010 14:14

je n'ai pas encore lu le livre mais le sujet m'intéresse et me passionne, je pense aussi qu'il y a régression dans le domaine des libertés 'concédées" aux femmes, que le combat est loin d'être terminé et qu'on se fait de plus en plus récupérer... et manipuler. Donc rester vigilantes, faire confiance à cette magnifique sociologue dont l'honnêteté a été assez démontrée dans le temps...

Anonyme
20/02/2010 23:18

Je remercie Mme Badinter de jeter (une fois encore) un pavé dans la mare des conformismes bien-pensants et de tirer la sonnete d'alarme.
Je n'ai pas d'enfant, mais en 2010 j'en suis encore à justifier ce choix, comme si j'étais une anomalie de la nature ! j'ai la désagréable impression que malgré les victoires indéniablement acquises sur le front de la libération, le dilemme "maman ou putain" n'est pas encore clos et resurgit insidieusement dans les messages publicitaires, les revues people, et la presse : quelle magnifique image d'Epinal que ces femmes jeunes, belles, épanouies, actives, mais surtout, surtout épouses et mères très parfaites, toujours prêtes à se sacrifier et tout assumer (à quel prix)... Courage les filles, c'est le moment de relever la tête !

Anonyme
19/02/2010 16:15

On peut s'interroger sur le fait que Mme Badinter est partiellement propriétaire d'une boîte de pub qui a des budgets pampers ou nestlé... Quelle crédibilité a t'elle quand elle dénonce les couches lavables et l'allaitement ?

Anonyme
18/02/2010 21:25

bon, et bien... il faut que je lise ce livre...au moins pour m'en faire un avis propre!

Dorothée

Anonyme
18/02/2010 17:42

Effectivement il ne faut pas culpabiliser les mères. Cependant, cela ne doit pas interdire de les sensibiliser à l'allaitement. J'ai eu mon premier bébé en Italie, où on ne se pose même pas la question, tout le monde allaite... En France, je n'aurais jamais allaité. Eh bien je ne regrette rien ! Et j'ai recommencé pour le 2e, et je recommencerai pour le 3e. Le lait artificiel n'a pas été créé pour libérer la femme, mais pour nourrir l'industrie agroalimentaire.

Anonyme
18/02/2010 10:13

Bonjour . Un grand merci à Mme Elisabeth Badinter. J'ai 41 ans, élevée dans un feminisme qui m'a apprit à faire mes propres choix, à ne pas avoir peur de ce qui peut aider les femmes à s'assumer. Je ne crains pas la pillule, j'approuve le choix d'avorter, j'ai mis à la poubelle sans complexe les couches de mon gamin...Merci Elisabeth de dire si bien les peurs créées de toutes pièces qui font que les jeunes trentenaires d'aujourd'hui sapent sans s'en rendre compte des decennies de combat pour des acquis si fragiles (plannings familiaux qui frement, pillules mal voire pas remboursées du tout, remise en doute du bien fondé de l'école maternelle...) Et ma planete dans tout ça ? Je crache déjà au bassinet pour mes poubelles, mon gaz oil...ça n'est pas aux femmes de s'adapter mais aux industriels de créer des produits bio dégradables . La mère Denis, ça suffit.

SW
17/02/2010 14:52

Je suis très circonspecte quant aux contradictions d'Elisabeth Badinter (notamment du point de vue de son rôle chez Publicis), mais je trouve son coup d'éclat très intéressant. Courageux et pas dans l'air du temps.
Je ne raconterais qu'une seule anecdote pour étayer le fait que je lui prête une oreille attentive et bienveillante... Il y a quelques années, sur France Inter, dans une émission dédiée à l'écologie, les femmes qui utilisent des lingettes pour faire le ménage ont été traitées de "connasses".
Non seulement le Monsieur qui a dit cela n'a pas hésité une seconde sur le fait que cela ne pouvait être qu'un geste de femme, faire le ménage / avec des lingettes, mais l'utilisation de cette injure - très proche de S*****, m'a fait ressentir de la culpabilité, m'a fait me sentir bête et nulle vis-à-vis du Monde, alors que je ne me comporte pas non plus comme une pollueuse notoire.
Et même, indépendamment de moi, c'était inacceptable à entendre.

Alors c'est une maman qui a allaité et congelé ses purées pour la semaine (pas forcément bio) qui confirme que l'on se retourne, un peu vite et un peu facilement, vers les femmes quand il s'agit de mettre en application "les grandes idées".
Et si on avait autre chose à faire que sauver (seules) la planète ?...

Anonyme
17/02/2010 08:30

je réagis aux propos mysogines sur e. Badinter. j'ai 66ans est été féministe pour les bonnes causes et non la guerre contre les hommes. mais revoir la culpabilité remise sur les femmes pour l'allaitement des bebés ça me fait HURLER!!!!!!

Anonyme
16/02/2010 18:40

J'ai parcouru le livre d'Elisabeth Badinter. Son postulat est très intéressant et elle a raison. Les femmes ne peuvent être irréprochables sur tous les fronts, et la tendance de la femme active, écolo, qui réussit à la maison comme au travail nous met, c'est sûr, beaucoup de pression. Toutefois, je crois que ce sujet aura mérité un article, mais tout un livre, peut-être pas. bien qu'il soit très bien écrit, il est vrai... (Priscilla du blog Mode(s) d'Emploi)

Anonyme
15/02/2010 19:13

Même si votre article résume assez bien le propos d'Elisabeth Badinter, je trouve son titre réducteur et caricatural. Ce que la philosophe n'est pas du tout. Elle ne cesse de préciser qu'elle ne stigmatise pas, mais qu'elle pointe une tendance générale que personne ne peut nier. Surtout pas ceux qui l'alimentent. Chacun peut constater que le mouvement qui consiste à maintenir les femmes à la maison est bien réel. Et la culpabilisation fonctionne à plein régime. Elisabeth Badinter fait une proposition que chacun ferait bien de reprendre à son compte : puisque la culpabilisation est la meilleure méthode pour manipuler et orienter les mentalités (sur les femmes, c'est particulièrement efficace), culpabilisons les hommes de leur quasi totale absence de contribution des tâches de la maison.

Anonyme
15/02/2010 18:33

Et les hommes, ils en pensent quoi ???

Anonyme
15/02/2010 18:19

Parler du plafond de verre ou du voile, c'est évoquer des problèmes qui existent déjà depuis un bon moment. Là, elle s'attaque à un sujet a priori inattaquable qui occasionne un changement profond dans les mentalités et la société : la défense de l'environnement. Ce que dit Elisabeth Badinter, ce n'est pas que les écolos soient anti-féministes, mais elle envoie surtout un message d'alerte : "Attention, la condition féminine est fragile, méfions-nous des injonctions sociétales et cessons de faire de la mère la seule responsable du bien-être de son enfant". Faire attention à la planète ne doit pas devenir synonyme de sacrifices personnels et professionnels pour les femmes.

Exemple : Congé maternité

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